C'est la saison. Mais je vous préviens, c'est à ma sauce:)
S'il n'y avait qu'une chanson : Mon Dieu de Piaf (et ouais).
S'il n'y avait qu'un film : Star Trek 2009.
S'il n'y avait qu'un blog : aïe c'est -très- dur .... Frogita.
S'il n'y avait qu'une expression : trop d'la balle.
S'il n'y avait qu'un bon souvenir : le cinquième 1er "maman" ;)
S'il n'y avait qu'une série : Dexter.
S'il n'y avait qu'une bonne leçon : On n'est jamais mieux servie que par soi-même.
S'il n'y avait qu'un évènement important : la signature de mon CDI le 15 décembre :)
S'il n'y avait qu'une couleur : rouge
S'il n'y avait qu'un parfum : l'Eau des Merveilles d'Hermès.
S'il n'y avait qu'une découverte : La Femme.
S'il n'y avait qu'un mystère : l'Homme.
S'il n'y avait qu'un regret : La Violence.
S'il n'y avait qu'une échappatoire : l'Humour.
S'il n'y avait qu'un loisir : le web.
S'il n'y avait qu'un voyage : le Brésil
S'il n'y avait qu'un ennemi : le Temps
S'il n'y avait qu'un malin plaisir : l'Ironie
S'il n'y avait qu'une médaille : celle de la résistance
S'il n'y avait qu'une rencontre : Luiz Seabra (Fondateur Natura Brasil)
S'il n'y avait qu'un sport : la Course.
S'il n'y avait qu'un des 7 péchés : la Colère.
S'il n'y avait qu'une chose à apprendre encore : tourner la page.
S'il n'y avait qu'une image :
Pour leur troisième long format, le collectif montpelliérain Fanga, emmené depuis dix ans par Serge Amiano, nous prouve une fois de plus que les Africains ne sont pas les seuls maitres de l'afrobeat. Fela Kuti a essaimé son énergie percutante aux quatre coins du monde et enfanté une kyrielle de disciples notamment dans l'Hexagone.
Fanga veut dire la force spirituelle en Dioula, un dialecte africain. Ces Frenchies amateurs de rythmes éthiopiens et ghanéens, de jazz et de funk, livrent un petit bijou. Pas un faux pas : des riffs assassins, des explosions de cuivres magistrales et autres montées de percussions résonnent pour enivrer et ensorceler les corps. Quand on s’adjoint de plus les services de ténors tels que le génial Winston McAnuff ou les brillants Togo All Stars, il n’y a plus à en jeter.
Un morceau superbe des Français de YETI LANE, et toujours cette mer et ce bleu qui m'envoûtent :)
Bonne écoute
« Cette vie » de Karel Schoeman
La vie d’une afrikaner au 19ème siècle. Discrète à toute épreuve, toute sa vie, une femme s’est contentée d’écouter et d’observer les siens. Elle n’était ni belle ni laide. Enfant, on la trouvait bizarre. Plus tard, on a dit d’elle qu’elle était folle. Pourtant, elle fut la seule de sa communauté à savoir lire et écrire.
A la fin de sa vie, elle revient sur tous ses souvenirs sans aucune rancune, seulement de la nostalgie pour « cette vie » qui a été la sienne, une vie sans aucune ambition.
Karel Schoeman est un écrivain Sud-Africain engagé et solidaire du combat des Noirs de son pays, il a reçu en 1999 des mains du président Mandela l'Ordre du Mérite sud-africain, la plus haute distinction du pays.
Ce livre a reçu le prix du meilleur roman étranger 2009 et sans doute un des récits les plus poignants que j’ai eu l’occasion de lire cette année.
« Les chaussures italiennes » de Henning Mankell
Fredrik Welin, ancien chirurgien, vit reclus et isolé sur une île de la Baltique
depuis qu’il a commis une grave erreur chirurgicale.
Seuls un chien et un chat lui tiennent compagnie. Et lorsqu’un jour,
il distingue, au loin sur la glace, une silhouette chancelante qui se rapproche de lui,
il est intrigué car seul le facteur lui rend visite chaque semaine
depuis de nombreuses années. Il ignore encore que cette silhouette est la femme
qu’il a aimée et abandonnée 40 ans plus tôt et elle va le faire replonger dans
son passé, et troubler, malgré lui, sa soixantaine bien sonnée !
Henning Mankell, écrivain suédois, est habituellement connu pour ses romans policiers dont le héros est Kurt Vallander. Mais il ne s’agit pas là d’un roman policier. C’est plutôt un récit extrêmement sensible sur les relations complexes entre hommes et femmes et sur la solitude lorsque le poids du passé est trop lourd à porter. J’ai énormément aimé ce roman.
« Au bon roman » de Laurence Cossé
C’est l’histoire d’une utopie magnifique ! La création d’une librairie par deux fous de littérature mais une librairie dans laquelle il n’y aurait que des « bons romans »…. Et « Au bon roman » voit le jour en plein quartier latin et le succès est immédiat ! Les romans sont choisis par un comité d’auteurs (secret) qui aura la difficile tâche de sélectionner 600 romans chacun. Mais dès le début du livre, certains des auteurs de ce comité "secret" vont se faire agresser physiquement. Serait-ce le fait d'éditeurs ou d' auteurs jaloux ? Car certains vont sérieusement se fâcher, de même que les autres librairies et les critiques vont se faire un plaisir de « descendre » cette magnifique librairie : (...)« Cette entreprise est totalitaire… Des individus… s’arrogent le droit de décider pour les
autres, pis, de décider pour tous quels sont les grands romans, et d’écarter les livres, beaucoup plus nombreux, qui ne leur agréent pas. Qu’est ce que ça veut dire, bon roman ? Qui sont ces kapos qui ont le culot d’apposer ou non sur les livres leur certificat de qualité ? … Les listes, on sait où cela mène. Le stade suivant, c’est l’épuration. Le bûcher des livres proscrits n’est pas loin ».(...)
Et il fallait, bien sûr, que ce soit un commissaire de police féru de littérature qui prenne en main cette enquête passionnante....
Inutile de vous dire que j’ai jubilé à la lecture de ce livre !! Laurence Cossé est journaliste, auteure de nouvelles, romans et pièces de théâtre. Tous ses romans traitent de la question du pouvoir…
« Jan Karski » de Yannick Haenel
Jan Karski (de son vrai nom Jan Kozielewski est issu d’une famille catholique de Lodz) était un résistant polonais de la première heure. Il a témoigné dans le film de Jacques Lanzmann « la Shoah ». Jan Karski était un agent de liaison entre la Résistance polonaise et le gouvernement polonais en exil. A la fin de l’été 1942, deux leaders juifs vont le faire entrer dans le ghetto de Varsovie où meurent des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants pour qu’il puisse témoigner auprès des alliés et du monde entier que l’extermination est en cours….
Il ira à Londres puis à Washington. Il n’aura cesse de raconter tout ce qu’il a vu jusque dans un livre en 1944. Il prendra la parole plus de mille fois devant un auditoire qui n’entendra pas. Puis jusqu’à la fin de sa vie, en 2000, il s’enfermera alors dans le silence avec ses fantômes.
Le roman deYannick Hanel est constitué de trois parties dont la seconde partie est le résumé du livre de Jan Karski. La première partie revient sur le témoignage du film de Jacques Lanzmann, et la troisième partie est une fiction décrivant la vie intérieure de Jan Karski jusqu’à la fin de sa vie.
Un livre entre documentaire et fiction, Jan Karski fut aussi un Juste.
En 2009, Yannick Hanel a reçu le Prix Interallié et le Prix du roman Fnac pour ce roman.
J’ai trouvé ce livre remarquable.
Bientôt la fin de l'année et encore plein de partition à partager, en attendant, comme déjà par le passé : un petit blind test maison consacré aux séries ...
A vos oreilles, prêt, ..., écoutez !!!
Mom's legwarmers were delivered on Christmas. I was a little nervous about how well they'll stay up. We'll see how it goes!
I then made a butterfly in a strawberry for Stefan. Again, too stinkin' cute for words.
I'm hoping that a) all the new electronics will play nicely with each other tomorrow (once we get the right cable) and we can start sorting out what needs to go and where it can go.
Il y a un an qu'elle attendait Noël. Par principe, seulement.
A la messe, il n'y a plus personne.Et les sapins, tout le monde en a, même ceux qui ne vont plus à la messe. Parce que pour elle, Noël c'était sa campagne blanche, à perte de vue depuis sa terrasse. Mais depuis qu'elle est à Paris, dans ce triste deux pièces il n'y a que pluie et pollution. Noël, c'était sa famille réunie, mais maintenant, son mari est enterré, et ses enfants à l'autre bout du monde, et du coeur. Parce que Noël, c'était des dizaines de cartes reçues et envoyées, et maintenant, il n'y a plus que La Redoute qui lui envoie ses voeux. Noël, c'était une grosse boîte de Lindt, et maintenant, elle ne pourrait jamais la finir seule, alors autant ne pas l'acheter, ce serait mauvais pour sa ligne. Parce que Noël, c'était un énorme repas, mais maintenant, c'est des portions individuelles barquetées par Monop', avec une date de péremption. Noël, c'était dans sa vie, mais maintenant, c'est dans ses souvenirs.
Elle attendra quand même le prochain Noël, par principe, seulement.
J’avais déjà entendu parler de ce réalisateur turc avec son précédent film Uzak mais que je n’ai toujours pas vu. Aussi, je n’ai pas oublié d’enregistrer son deuxième film Les climats qui est passé il y a quelques mois sur ARTE. Et enfin, comme je suis en vacances et qu’il fait très froid dehors, je prends le temps d’ingurgiter tous les films qui m’attendent sur le disque dur de mon salon. Et là, grosse claque. Bon, je m’y attendais un peu puisque ce film a été primé en 2006 à Cannes et que Télérama adore ce réalisateur.
Ce film est une splendeur. Visuellement, plastiquement, c’est magnifique. Des gros plans, très serrés, beaucoup de plans silencieux où l’on a bien le temps de pénétrer dans la psycho des personnages pour essayer de comprendre ce qui marche et ne marche pas chez ce couple dont on nous raconte un épisode à l’écran. Un homme et une femme : lui (interprété par le réalisateur en personne, Nuri Bilge Ceylan), Isa, est prof de fac à Istanbul, elle, Bahar (sa propre femme, Ebru Ceylan), conçoit des décors pour des séries télé. Dès le premier plan, immédiatement envoûtant, Bahar regarde Isa photographiant les ruines d'un temple - les vestiges de leur histoire ? -, et on sait que quelque chose entre eux s'est lézardé. Elle s’ennuie et semble trouver le temps long. C'est déjà une rupture. Entre eux, un mur, une incommunicabilité qui ne s’explique pas mais un fort besoin l’un de l’autre. Peu de dialogues, juste le strict nécessaire mais toujours cette impossibilité de dire, d’expliquer le mal être de chacun. Autour d’eux, le silence pesant mais pas tout à fait, on entend le bruit subtil du vent, de la mer, de la pluie, de la neige, de la tempête, les sons des différents « climats » qui font écho aux tourments intérieurs.
Nuri Bilge Ceylan, le cinéaste raconte à sa manière, incomparable : une succession de tableaux, admirablement composés (Ceylan est aussi photographe et ça se voit à l’écran).Il a tourné Les Climats en vidéo numérique haute définition, et la précision, le piqué de l'image sont tels que le moindre détail est magnifié. Une image époustouflante quand il s’agit de filmer un paysage enneigé. Les cadrages et les lumières sont de toute beauté, sans artifice. Magnifiques paysages de brumes et de brouillards qui correspondent à l’état mental de ces personnages à l’histoire d’amour sans issue. Les Climats est du niveau des meilleurs Bergman, ou Antonioni. C’est du beau cinéma brut, épuré, réaliste.